Rhône blanc

Séance Rhône blanc

30 janvier 2012

présents : Christine & Jean, Josiane et Christian, Virginie et Romain, Dominique, Pierre, Etienne, Christophe et Thibaut
Lieu : merci Etienne pour ton accueil sympa et pour ce que tu as préparé.
Le repas était composé de mets en accord avec le thème : roti de porc, tchatchouka, caviar d’aubergines, tapenades, tarte aux mirabelles.
Les blancs du Rhône sont dominés par 3 cépages principaux qui s’avèrent finalement assez proches dans leurs saveurs et arômes : le viognier (qui règne en maître exclusif sur Condrieu), les Marsanne et Roussanne qui sont très souvent associés dans les crozes hermitages, St Joseph, St Peray, Hermitage et Côtes du Rhône. Leurs arômes tendent vers des fleurs, arbicot, acacia, et miel, pêche de vigne. A noter que la Roussanne est le même cépage que le Bergeron de Savoie.
D’autres cépages sont présents : muscat, grenache blanc, bourboulenc, clairette.
2 premiers vins : 100% viognier
1/ Viognier Domaine de Montine 2010. env.8€
Nez acidulé de citron, acacia, pêche de vigne et abricot confit. Goût plus sec qu’attendu mais rond. Evoque même le bonbon en bouche. Equilibre intéressant entre acidité légère et rondeur plaisante. Finale poivrée agréable. Finalement un très bon vin d’apéro, unanimement apprécié ce soir. Belle complexité et rapport Q/P indéniable.
2/ Condrieu Jean Michel Gerin La Loye 2009 (viognier). Env 36€
Nez en retrait, marqué par le métal. Au nez, il présente la finesse d’un Bourgogne grâce à son côté floral. L’attaque est douce, abricotée. C’est à l’évidence un vin de gastronomie, fin, mais décevant pour son prix. Peut-être faut-il l’attendre 2-3 ans, ou alors le réserver ) un plat complémentaire (volaille et légumes confits par exemple).
Les suivants sur Marsanne et/ou Roussanne
3/ Saint Peray Version Longue 2010 de François Villard (100% Marsanne). 21€
Nez puissant, floral et de cire pour meubles. Boisé au fût de chêne. il est moins complexe mais plus puissant que les précédents. La bouche est cohérente et présente une attaque vive et perlante. La cire et la noisette dominent la bouche. On note une progressions du vin de l’avant vers l’arrière de la bouche en plusieurs temps. la longueur est impressionnante, marquée sur le fond de la bouche. C’est en fait un mouvement de l’acidité vers l’alcool, finissant avec chaleur et un peu de lourdeur. Dommage qu’il y ait ce bois, qui fondra certainement avec le temps. idéal sur un plateau de fromage ou sur champignons. la noisette rappelle un peu le Jura.
4/ Chignin Bergeron 2010 de Gilbert Perrier (100% Bergeron = Roussanne). Vin de Savoie. env 9€
Nez superbe, riche, complexe avec des notes d’abricot et de miel. La bouche est en continuité avec un bel équilibre mais quaitativement décevante par rapport à la richesse du nez. En bouche, le vin est monolithique, fermé. Certainement bu trop jeune, il devrait évoluer favorablement. L’acidité est présente, la puissance potentielle. il y a même quelques amers intéressants.
5/ Crozes Hermitage 2010 Domaine Pradelle (assemblage de marsanne et roussanne). Env 13€
Pêche de vigne et abricot au nez, fortement adossés à une trame alcoolisée. Cette association « pureté des fruits » et alcool fait penser à un schnaps. En revanche, la saveur en bouche est marquée par la violette et le poivre. Malgré cette description alléchante, ce vin déçoit en raison de l’alcool. il pourrait bien se marier à une viande blanche rotie, un peu caramélisée, tel un poulet bien grillé où le gras adoucirait l’alcool.
6/ Saint Joseph 2010 Pierre Gaillard (100% roussanne alors que les St Joseph sont généralement en assemblage avec marsanne). 17-20€.
Notes sauvages, animales, fumées mais fin au nez.Derrière ressortent des senteurs de miel d’acacia et d’abricot. En bouche, outre l’abricot et le miel, on sent du citron et une finale poivrée présente mais discrète. L’attaque est fraîche, progressive. La longueur est incontestable mais légère. Dommage que l’alcool anesthésie un peu la bouche. Très bon vin mais avec qq défauts mineurs.
Assemblages de nombreux cépages.
7/ Gourmandises 2010 du domaine de Montine. Assemblage de marsanne et roussanne, viognier, clairette, grenache blanc et bourboulenc. env 8€.
Nez de bonbon, comme de la guimauve. Mais aussi floral. Très rond. Malheureusement ce vin a été dégusté avec un munster fait alors qu’il aurait fallu du munster frais. il passe bien sur le Mont d’Or mais est dans tous les cas difficile à analyser en raison des fromages. Toutefois, le vin semble assez basique.
8/ Cairanne 2005 du domaine Richaud. mêmes cépages que précédemment. env 13-14€.
Tourbé voire plastique brûlé dès le début. Cela gâche le vin. il sent le champ retourné et mouillé, le fumier, la fiente. ON y sent même du poivron. Malgré ces qualificatifs rebutants, je le trouve pas mal et plaisant. Seul le plastique brûlé est vraiment gênant parmi ces arômes. 3/11 l’aiment, le reste le trouve défectueux. En bouche, il est effectivement particulier, un peu salé, court en bouche, faisandé. Soit la bouteille est défectueuse, soit ce viticulteur cherche à réaliser un vin hors norme.
9/ Muscat de Beaumes de Venise 2005 du domaine Bernardins. Env 13€
Be Muscat de Beaumes de Venise est très certainement le meilleur de l’appellation. il est particulier en raison de sa couleur rosée qui s’intensifie au vieillissement. Cette bouteille est en plus proche de son apogée. Il sent le caramel, le muscat bien sûr et sa robe est magnifique. il est moins lassant que d’autres liquoreux de la région. Un bon petit plaisir pour finir sur la tarte aux mirabelles.
Sorti du frigo, il est trop frais, il aurait fallu lui laisser le temps de se réchauffer pour y percevoir d’autres arômes.
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